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Le monumental Concerto pour piano avec chœur d’hommes de Ferruccio Busoni, l’un des plus grands esprits créateurs de la fin du XIXe siècle, mais aussi l’un des plus méconnus, dont la virtuosité pianistique démoniaque, égale à celle de Liszt, a en grande partie obscurcis ses mérites en tant que compositeur. Pietro Massa, tout comme le compositeur, d’origine italienne et ancien résident de Berlin, livre ici une version qui fera date.  Pour son deuxième CD chez Genuin, le pianiste Pietro Massa a une fois encore choisi de laisser un halo de lumière se poser sur son piano, tour à tour flamboyant, scintillant et resplendissant. Le titanesque concerto pour piano de Ferruccio Busoni, si rarement interprété, se révèle d’un bout à l’autre de l’enregistrement captivant et digne d’être écouté : depuis l’introduction dont l’ampleur et la limpidité pourraient être de Brahms, jusqu’à la transfiguration mystique du mouvement final avec le choeur d’hommes. Non seulement pour leur interprétation à la fois galvanisante et différenciée, mais également pour l’exploit d’avoir rendu une grande oeuvre au public, Massa, la Neubrandenburgische Philharmonie et le chef d’orchestre Stefan Malzew ont mérité de grands éloges. Nous vous conseillons donc de tamiser la lumière de votre salon et d’augmenter le volume de votre chaîne, voilà de quoi vous délecter!  Dante Michelangelo Benvenuto Ferruccio Busoni (né le 1er avril 1866 à Empoli en Italie et mort le 27 juillet 1924 à Berlin en Allemagne) était un compositeur, pianiste, professeur et chef d'orchestre italien. Busoni reste, parmi les compositeurs majeurs du XXe siècle, l'un des plus méconnus. La postérité a surtout gardé le souvenir du pianiste virtuose, oubliant le compositeur tout autant que le théoricien. Le théoricien a ouvert les voies à la destruction de la tonalité, mais le compositeur, inclassable, n'a pas osé suivre ce chemin et a préféré ramener la forme musicale au pur classicisme. De ce fait, son œuvre a subi l'ostracisme de toute une génération qui croyait que la révolution viennoise était l'unique voie de progrès. Le pianiste, égal de Franz Liszt, n'a pas cessé, quant à lui, de bénéficier dans les mémoires de cette « aura » de légende qui lui valut dès son vivant une célébrité incontestée.
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